5 secrets autour de la chanson culte du film « La Boum »

© La Bäm Filmverleih

« Dreams…. Are my reality…The only kind of real fantasy… ». Reality. C’est avant tout une chanson mythique, le slow par excellence pour tous les pré-ados des années 80. Qui n’a pas espéré danser avec son amoureux secret ( ou de rencontrer le mec ou la fille de nos rêves) lors de la boum organisée par une copine ou un copain de classe et avoir avec lui… Son premier baiser. « La Boum » (dont nous vous avions révélé ce que sont devenus les acteurs) a marqué toute une génération, à l’instar de sa chanson mythique, « Reality » interprétée par Richard Sanderson. Mais connaissez-vous les secrets qui entourent cette magnifique chanson ?

Secret n°1 : Michel Polnareff devait faire la BO !

En imaginant le film « La Boum », Claude Pinoteau (réalisateur) et Danielle Thompson (scénariste) sont loin de s’attendre au raz-de-marée que va provoquer le film pour plusieurs générations d’adolescents. En imaginant la bande originale, ils pensent à plusieurs artistes de renom pour finalement arrêter leur choix sur Michel Polnareff pour composer et interpréter la chanson phare du film. Ce dernier, déjà habitué aux musiques de film (« La Folie des grandeurs ») a malheureusement d’autres problèmes à cette époque… avec le fisc. Exilé aux Etats-Unis, le projet ne pourra jamais aboutir.

Michel Polnareff – Photo de Michel Jeanneau/EF/ABACA.

Vladimir Cosma appelé en urgence

Du coup, c’est le spécialiste de l’époque qui va être appelé en urgence : Vladimir Cosma (« Les aventures de Rabbi Jacob », « Le père Noël est une ordure », « La chèvre, » etc.). Une valeur sûre qui trouve le thème, la mélodie et écrit les paroles de ce qui sera « Reality ».

Vladimir Cosma – Photo de Cameleon Productions

Gilbert Montagné recalé pour chanter « Reality »

Il ne reste plus qu’à trouver un interprète à cette chanson. Oui, mais qui ? L’équipe pense à plusieurs personnes. On sait que Gilbert Montagné, le célèbre chanteur de « Sous le sunlight des tropiques » s’est rendu chez Vladimir Cosma pour faire quelques essais sur le titre. Si l’artiste s’en sort plutôt bien, le compositeur émet quelques réserves. Et si finalement, il ne serait pas plus judicieux de mettre en avant la chanson et non son interprète ? Et si choisir un artiste inconnu pourrait permettre aux spectateurs d’entrer encore plus dans le film et de ne pas identifier une voix en particulier ? C’est le pari que Vladimir Cosma a finalement décidé de prendre. Il se met alors à la recherche de la perle rare… Une autre version assure que Gilbert Montagné ne souhaitait pas interpréter une chanson écrite et composée par quelqu’un d’autre…

La rencontre avec Richard Sanderson

Et à ce jeu des recherches, Vladimir Cosma ne part pas de rien. Il a en effet sa petite idée derrière la tête. Il recherche un chanteur dans l’esprit de Michael Franks (à ne pas confondre avec le chanteur préféré des mamies, Frank Michael !), « une voix neutre, douce et simple ». Et c’est au détour d’un voyage à Londres au studio Trident de Soho, qu’il rencontre Richard Sanderson, jeune chanteur et pianiste d’origine anglaise. Ils enregistrent alors une première maquette qui plait à toute l’équipe du film. C’est décidé, le chanteur de « Reality » sera Richard Sanderson !

Sophie Marceau et Richard Sanderson – Photo du site star-media.fr

Véritable succès

Au final, la chanson est un véritable tube sur les territoires européen et asiatique ! 8 millions de 45 Tours se vendent à la sortie du film et Richard Sanderson est propulsé sur le devant de la scène. Le titre se classera numéro 1 dans 15 pays. Quand au film, il attirera plus de 15 millions de spectateurs lors de sa sortie, aidée par cette chanson multi diffusée en radio et en télévision. Nous sommes au début de l’année 1980 et la folie « La Boum ». Et si on se quittait en chanson (même si on est sûrs qu’à la lecture de l’article vous avez du la fredonner plus d’une fois !)

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