5 secrets sur… les Demoiselles de Rochefort !

Les Demoiselles de Rochefort

Les Demoiselles De Rochefort est la première véritable comédie musicale française, inspirée des grands classiques hollywoodiens. C’est pourquoi, chez L’Ecran Pop, nous avons décidé d’honorer ce chef-d’oeuvre en vous offrant pour la première fois AU MONDE et depuis plusieurs mois, la version Karaoké dans une ambiance festive, joyeuse et colorée, chère à son cinéaste.

D’ailleurs, la prochaine séance se déroulera le 29 novembre 2019 au Grand Rex de Paris (les places sont ICI). Découvrez quelques secrets qui entourent le film. Et… action!

SECRET N°1 : ROCHEFORT N’AVAIT PAS TOUS LES MEILLEURS ATOUTS ET POURTANT…

En 1966, Rochefort n’a rien de la ville colorée que nous imaginons tous. Son arsenal fermé depuis 1927, la Corderie en ruines, le pont transbordeur vit ses derniers instants, les bassins 1 et 2 sont envasés… Bref… Peu de demoiselles y auraient volontiers mis les pieds dans une jolie robe.

Et pourtant, Rochefort a fait craquer Jacques Demy. En particulier, sa place Colbert : « J’ai eu le coup de foudre pour la place Colbert. Elle est carrée, entourée de bâtiments tirés au couteau, avec un sol dallé où j’installerai mes danseurs, mon orchestre. On y fera une fête avec baraques, bistrot, … » déclare Jacques Demy à une journaliste de France-Soir le 2 février 1966. Pour le tournage, Jacques Demy a tout de même fait quelques « petites » modifications pour installer son décor.

Les Demoiselles de Rochefort L'Ecran Pop Magazine

SECRET N°2 : LA VILLE ENTREPREND SA TRANSFORMATION

40 000 m2 de façade sont ravalés, tant sur la place que sur diverses autres rues. Les volets et les portes sont repeints en bleu, rose et jaune pastel. Pour le pont transbordeur, si l’idée de le peindre en rose traverse l’esprit du chef déco Bernard Evein, la production refuse, principalement à cause du prix exorbitant que cela représentait. Le macadam a même été lissé dans certaines rues, celles où Gene Kelly devait faire ses chorégraphies – sur la demande de l’acteur s’il vous plait. Pour que l’eau des fontaines soit en lien avec la devanture toute neuve des maisons, on demande aux pompiers de Rochefort de remplacer l’eau du bassin par un liquide bleuté. Et le résultat est magnifique.

Place Colbert Les Demoiselles de Rochefort
© CINE TAMARIS

SECRET N°3 : UNE TENSION PALPABLE ENTRE FRANÇOISE DORLÉAC & GENE KELLY

Tourner avec Gene Kelly en 1966, c’est comme tourner avec Brad Pitt en 1998. L’enjeu est de taille et on se doit d’être à la hauteur, même quand on est un acteur ou une actrice qualifié. C’est ce qu’a ressenti Françoise Dorléac lors de sa rencontre avec Gene. Voyant la gêne (jeu de mots naze, mais on assume !) de Françoise, l’acteur s’est amusé à la rendre folle lors du premier jour de tournage. Mais rassurez-vous, gentiment ! : « La première fois que j’ai commencé à travailler avec Gene Kelly, et que j’ai commencé à répéter avec lui, c’était abominable parce que je tremblais, j’étais complètement paniquée. Et lui a commencé à sourire et m’a dit : Ne vous inquiétez pas, tout va être très facile. Et puis il commence à danser avec moi et puis tout d’un coup, il me tape et me dit : Mais pourquoi avez-vous commencé de ce pied-là, alors j’étais encore plus paniquée, et puis il s’est mis à rire, et tout s’est soudain détendu ». Quel farceur ce Gene !

Françoise Dorléac et Gene Kelly dans Les Demoiselles de Rochefort
Françoise Dorléac et Gene Kelly dans Les Demoiselles de Rochefort | © theredlist.com

SECRET N°4 : SE FAIRE CASTER PAR GENE KELLY : CHECK !

Hormis Boubou… D’autres enfants ont arpenté les plateaux de tournage des Demoiselles de Rochefort. Au total ce sont 12 filles et autant de garçons qui ont été sélectionnés par Gene Kelly lui-même et par Mme Perfetti, directrice de l’école Emile Zola de l’époque.

L’un des élèves, Patrick Bailly, se souvient : « Ma classe de CM2 de l’école Zola a été sollicitée pour participer au tournage du film en juin 1966. Nous devions jouer notre propre rôle de petits garçons sortant de l’école. La consigne était de faire le plus de bruit possible et de courir très vite vers nos mamans. Il faisait chaud, les chemisettes en crépon de couleurs vives décoloraient sur la peau : le soir, j’étais tout rose ! C’était un tournage amusant. En plus, nous étions en vacances 15 jours avant les autres. »

Les Demoiselles De Rochefort Photographie de Jean-Eric Dubois
© Jean-Eric Dubois

SECRET N°5 : COMMENT DEVENIR LE CONFIDENT DES DEMOISELLES ?

Le Grand Bacha est l’un des hôtel-restaurant les plus réputés de Rochefort dans les années 60. C’est en découvrant des couleurs rose pastel fraichement refaites, que Jacques Demy décide de faire du Grand Bacha la cantine pour son film. Guy Berthaud (le gérant) réserve alors à l’équipe , son restaurant à l’heure du déjeuner où il prépare filets, têtes de veau, coquilles Saint-Jacques ou crêpes Suzette pour les 150 membres de l’équipe. Guy avoue aujourd’hui : « le temps du tournage, je suis devenu le confident de Catherine et Françoise… des demoiselles formidables. J’ai ravitaillé pendant quelques temps Michel Piccoli en beurre demi-sel des Charentes, son pêché mignon… J’ai été invité à son mariage avec Juliette Gréco à Aix en Provence. »

Catherine Deneuve et Guy Berthaud  au Bacha
Catherine Deneuve et Guy Berthaud au Bacha © Jean-Eric Dubois
Guy Berthaud, Grover Dale, Françoise Dorleac et Georges Chakiris au Bacha
Guy Berthaud, Grover Dale, Françoise Dorleac et Georges Chakiris au Bacha © Jean-Eric Dubois

Pour découvrir plus de secrets de tournage, nous vous recommandons vivement le beau livre « Histoires de Soeurs » aux éditions De La Martinière.

L’Ecran Pop Les Demoiselles de Rochefort – Au Grand Rex de Paris le 07 juin 2019

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