Renée Zellweger est Judy Garland !

Cet automne, préparez vous à swinguer et à (re)découvrir la vie d’une des plus grandes icônes des comédies musicales : Judy Garland. C’est l’année dernière que la nouvelle a été annoncée. Pour camper le rôle de l’interprète de Dorothy dans « Le magicien d’Oz » (entre autres), c’est l’actrice Renée Zellweger qui a été choisie. Réalisé par Rupert Goold (« True Story », 2015), ce film déjà polémique risque bien de connaître le même succès que les derniers biopics musicaux. Rendez-vous le 26 septembre dans les salles obscures !

Un Destin hors du commun

À artiste d’exception, destin d’exception. Avec ses bons et parfois ses très mauvais côtés. Judy Garland n’a pas échappé à la règle. Enfant star, elle est soumise à un régime strict sur ordre de Louis B. Mayer. La mère de Judy la bourrait aussi de médicaments pour qu’elle garde la ligne et les studios lui prescrivaient des amphétamines pour qu’elle soit en forme durant les tournages. Mais parallèlement, le succès bat son plein et Judy est propulsée à 17 ans star mondiale avec le désormais culte « Le magicien d’Oz ». Elle connait aussi le succès avec « A Star is Born » (dont la version avec Lady Gaga a cartonné l’année dernière en France) Mais ce n’est pas le début de sa carrière que Rupert Goold a décidé de mettre en avant. Le biopic débute à l’hiver 1968. Judy a alors 46 ans et débarque à Londres pour se produire à guichets fermés au Talk of the Town. Judy chante depuis quatre décennies pour gagner sa vie. Elle est épuisée. Alors qu’elle se prépare pour le spectacle, qu’elle se bat avec son agent, charme les musiciens et évoque ses souvenirs entre amis ; sa vivacité et sa générosité séduisent son entourage. Hantée par une enfance sacrifiée pour Hollywood, elle aspire à rentrer chez elle et à consacrer du temps à ses enfants. Aura-t-elle seulement la force d’aller de l’avant ? Le film se veut une adaptation de la comédie musicale « End of The Rainbow » écrite par Peter Quilter en 2005.  Si le synopsis semble alléchant, il n’a par contre pas du tout séduit la fille l’actrice, Liza Minelli qui déclare tout de go : « Je n’apprécie pas et n’approuve pas le prochain film sur Judy Garland ». Et ce n’est pas la seule chose qui créé polémique…

Judy Garland, entourée de ses enfants.

Renée Zellweger, un choix polémique

Pour camper la star oscarisée en 1940, Anne Hathaway avait d’abord été pressentie mais c’est finalement l’actrice Renée Zellweger qui a été choisie. Si ce choix a pu surprendre de prime abord, le réalisateur défend son choix bec et ongle. Il jure que pour l’actrice, c’est une « Renée-ssance »: « Renée a eu la force et la capacité de se sortir des feux de la rampe pendant un certain temps pour se recentrer sur elle-même et retrouver ses vraies valeurs. En ce sens, je pense que c’est assez proche de Judy. » Et la prestation de Renée a juste captivé Rupert qui déclare: « Lorsque je disais Action, je voyais Renée capturer les contradictions de Judy Garland. Renée a cette qualité intérieure profonde et réservée. Elle peut sourire de toutes ses dents mais ses yeux contiennent dune expression d’expérience et de tristesse ». Quant à la principale intéressée, si ses prestations dans « Chicago » la rende parfaitement légitime dans son incarnation d’une star comme Judy Garland, elle ne s’est pas reposée sur ses lauriers. Elle a pris des cours de chant et s’est imprégnée de la gestuelle de l’icône hollywoodienne. Elle déclare aussi ne pas avoir hésité une seconde lorsqu’on lui a proposé le rôle : « Judy Garland a toujours été une icône dans ma famille. Tourner ce film fut pour moi une expérience vraiment enrichissante. Elle est l’une des reines du divertissement et c’est un privilège d’avoir pu raconter son histoire à la fois dans sa vie professionnelle et personnelle. »

Renée Zellweger prend les traits de Judy Garland

Comme un signe du destin (ou plusieurs)

Renée Zellweger explique au fil de ses interviews avoir en quelque sorte été guidée par Judy Garland tout au long de sa vie par des signes du destin. Petite, Renée grandit dans la ville de Katy au Texas, une ville qui ne possède pas de cinéma… mais les parents de l’actrice sont pourvus d’une radio sur laquelle Judy Garland passait en boucle. Elle explique que bien plus tard, alors qu’elle commençait la promo au Japon de « Bridget Jones », elle s’est retrouvée à un karaoké et s’est vue chanter… « Over The Rainbow ». L’actrice se souvient : « Ce n’est pas ironique ? La seule et unique fois où je me suis retrouvée à un karaoké c’est avec une chanson de Judy Garland ».  Un véritable signe du destin.

Découvrez le trailer de « Judy »

Un (5ème) mari 5 étoiles (et pas que)

Au casting de « Judy », on retrouvera aussi d’autres personnes gravitant autour de la star. Pour jouer le rôle de Mickey Deans le 5ème et dernier mari de Judy Garland, c’est Finn Wittrock qui a été choisi (« La La Land » et exceptionnel dans la série « American Horror Story »). Michael Gambon (le mythique Dumbledore de la saga « Harry Potter ») sera quant à lui le manager de l’artiste, Bernard Delfont. Les enfants de l’icône seront interprétés par Bella Ramsey (incroyable Lyanna Mormont dans « Game Of Thrones »), qui campera la seconde fille de Judy Garland, Lorna Luft. Quant à Liza Minelli, c’est Gemma-Leah Devereux (The Tudors) qui a obtenu le rôle. Un casting alléchant qui promet un film, quoiqu’on en dise, envoûtant… Et musical !

De gauche à droite : Michael Gambon, Finn Wittrock et Bella Ramsey

 

Judy
Sortie : le 26 septembre 2019

Réalisation : Rupert Goold
Scénario : Tom Edge, d’après la comédie musicale End of the Rainbow (en) de Peter Quilter
Direction artistique : James Price
Costumes : Jany Temime
Durée : 118 minutes
Avec : Renée Zellweger, Rufus Sewell, Michael Gambon, Finn Wittrock, Jessie Buckley, Bella Ramsey, Royce Pierreson, Arthur McBain, John Dagleish, Gemma-Leah Devereux, David Rubin et Darci Shaw.

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